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Croire en ses rêves

24/04/2016
Auteur: thierry Darbellay

Croire en ses rêves par Patrick Tuor                                             Fun Fit News

https://www.youtube.com/watch?v=2pg1-wdFuRg

 

 

Salut à tous, et bienvenue dans cette vidéo! Aujourd'hui je vous réserve une surprise hallucinante, une interview avec un ami: Patrick Tuor, qui aujourd'hui est parmi les meilleurs préparateurs physiques au monde. Il va nous parler de comment fixer un objectif, comment avoir un rêve et comment réussir son rêve. Vous verrez que tous les principes de base qu'on connaît déjà et qu'on partage avec vous se retrouvent même dans la préparation physique. Vous êtes prêts? Ça va être énorme! À tout à l'heure!

 

Thierry Darbellay: Salut Patrick!

 

Patrick Tuor: Salut Thierry!

 

TD: Merci d'accepter l'interview d'aujourd'hui. Je tenais à vous présenter un des gens qui m'ont inspiré dans ma vie, et Patrick est quelqu'un qui m'a beaucoup inspiré dans ma sphère sportive, on a travaillé ensemble en 2003, en 2004. J'avais une petite histoire dans la tête que je voulais partager avec vous, je sais pas si tu te rappelles quand on était dans le garage en train de mettre des boîtes de prod dans des cartons (on travaillait pour la même boîte), on mettait du scotch autour de ces cartons et on s'est regardé dans les yeux et on s'est demandé «Qu'est-ce qu 'on est en train de foutre ici?». Et aujourd'hui tu te retrouve à coacher les plus grands athlètes au niveau mondial, donc est-ce que tu peux partager avec nous comment t'es passé d'entourer des boîtes dans des cartons à qui tu es aujourd'hui et si t'as des conseils à donner à tous les gens qui veulent réussir dans la vie.

 

Patrick Tuor: Et bien, tout d'abord, merci Thierry pour l'opportunité de partager un peu le parcours de ma vie, ça fait toujours plaisir. Bah oui, justement, en 2004 on travaillait pour une société qui vendait des compléments alimentaires. Moi, l'idée au début, en venant de (nom de l'entreprise), c'était de pouvoir un jour m'occuper, gérer complètement cette entreprise à l'époque. Malheureusement les choses ne ce sont pas passées de cette manière, et quand j'ai vu que je n'avançais pas, que je serais resté un employé normal, j'ai pris mes distances et j'ai fait autre chose. Je me suis rendu compte que j'étais en train de marcher sur le même endroit et que je n'avançais pas. Donc j'ai commencé par ouvrir une salle, où on est aujourd'hui, ici, avec un bon ami à moi, après une deuxième, et puis entre temps, j'ai commencé à coacher professionnellement des athlètes, j'ai toujours fait un petit peu ça, et je me suis rendu compte que j'avais le talent pour aider les gens à atteindre un bon niveau. Comme athlète, je n'ai jamais eu une génétique telle pour pouvoir vraiment accéder à être un des meilleurs athlètes du monde au niveau professionnel, mais j'ai toujours su ça, j'ai toujours été conscient du fait que j'avais des limitations physiques génétiques, donc j'ai toujours essayé d'utiliser la raison, l'intelligence, le savoir, pour essayer de compenser ce manque de qualités génétiques. Et, indirectement, la chose m'a aidée à commencer à réfléchir, à trouver des solutions d'abord pour moi même, et ensuite tous le parcours que j'ai du faire, tout le parcours mental, ces recherches que j'ai dû faire pour moi, en fait ça m'a aidé pour aider les autres, parce qu'à un moment donné, quand tu te retrouves à coacher des athlètes qui sont beaucoup mieux génétiquement que ce que tu étais toi (moi, c'était mon cas), on a vu les résultats que ça donne: ça fait des champions du monde, ça fait des nouveaux professionnels, ça fait des gens qui se classent dans les 5 premiers à Mister Olympia. Et donc indirectement, le fait de ne pas avoir eu une bonne génétique ça m'a aidé à devenir ce que je suis aujourd'hui. J'ai toujours été quelqu'un qui n'a jamais su faire les choses à moitié, pour moi c'était toujours ou tout, ou rien. Quand j'étais bodybuilder je voulais gagner les championnats du monde, je l'ai fait. Après je me suis dit «Je veux gagner Mister Olympia», bah j'avais pas les capacités pour le faire, donc à un moment donné, il faut être quand même intelligent et savoir que si on va contre ce que la nature nous donne, si on va trop contre, on va finir par se blesser, par faire plus de dommages que de positif. Et là, j'ai su m'arrêter, et faire cette transition d'athlète à coach à 100%. Les fitness m'ont donné le temps nécessaire pour commencer à coacher les gens parce que c'était un travail de 8 heures le matin à 5 heures le soir, et si tu fais ça comme hobby à côté tu peux pas aller très loin. Donc, le fait d'avoir eu des fitness ça m'a permis d'avoir beaucoup de temps à ma disposition pour coacher des athlètes, et à un moment donné, quand j'ai atteint une certaine quantité d'athlètes, donc aussi, économiquement, je pouvais me le permettre, j'ai tout vendu et je me suis consacré à 100% à faire le coach. Et mon objectif a toujours été d'être (pour beaucoup ça peut peut-être sembler un peu présomptueux) le numéro 1 au monde. Aujourd'hui quand je me réveille tous les matins, la première chose que je pense c'est «Je veux gagner le Mister Olympia» et «Je veux être connu comme le meilleur coach du monde», point, fini. Et je veux tout faire pour en arriver là.

 

TD: Quand tu parles, ça me donne des frissons parce qu'on remarque que tu as eu ton objectif quand tu as commencé le body, parce que toi tu viens du basket à la base.

 

PT: J'étais professionnel au basket, oui.

 

TD: Professionnel en basket, donc t'as toujours été quelqu'un qui visait très haut, et comme tu n'as pas eu les capacités génétiques pour obtenir ce titre de Mister Olympia, tu as toujours cet objectif en tête et tu vas finalement l'obtenir (peut-être pas toi, personnellement, mais indirectement tu vas l'obtenir), vu que c'est l'objectif que tu t'es fixé dans la tête. Comme quoi on peut vraiment réussir, avec la pensée si on a un objectif précis, tout ce qu'on veut dans la vie.

 

PT: Absolument, oui. Le problème, c'est cette incapacité de la majorité des gens de croire. Tout le monde a des rêves, mais ça reste des rêves si on n'a pas de plan. Mais un plan on ne peut le construire que si on a 1) le savoir et 2) on y croit. Et le problème de la majorité (moi j'appelle ça une disabilité, y a une habilité et une disabilité: la capacité de ne pas faire une certaine chose), et on est tellement limités dans notre capacité d'imaginer, de visualisation, que 99% des gens sont incapables, en cette disabilité de croire vraiment en leurs rêves, donc ça reste un rêve. Moi, peut-être parce que je suis un peu fou, mais il faut être un peu fou dans la vie, autrement on n'avance pas, on n'a pas fait de choses extraordinaires dans ce monde parce qu'on est logiques dans les choses parce que... bon, je peux pas faire des exemples parce que ça prendrait deux jours, mais si on a l'intelligence et la capacité de chercher des réponses, on peut atteindre n'importe quoi dans la vie. Mais attention, il faut du travail, il faut travailler. C'est toujours la personne qui s'implique le plus, qui travaille le plus dur qui a le succès. Le succès n'arrive pas par hasard, ça tombe pas du ciel. Et si jamais on a la chance que ça tombe du ciel, ça ne restera pas, parce qu'on est arrivé là par chance. Donc oui, on peut obtenir tout ce qu'on veut de la vie, mais il faut être prêt à payer un prix. Et ce sacrifice, cette discipline qu'il faut amener pour atteindre ses objectifs, ça vaudra toujours la peine. Le problème c'est que les gens n'y croient pas, ils ont toujours des excuses et des limitations. C'est pour ça qu'il n'y a pas beaucoup de gens dans ce monde qui arrivent à atteindre le sommet de ce qu'ils aimeraient atteindre: c'est des limitations psychologiques.

 

TD: Donc, si on résume ce que tu viens d'expliquer là, d'après toi, la réussite, qu'elle soit sportive ou dans la vie en général, c'est 95% ou 85% psychologique.

 

 

PT: Non, je dirais 100%. Tu dois être psychologiquement capable de faire, de penser, de réagir plus que ton corps. Toi, avec ta tête du dois être capable de visualiser, d'aller dans des endroits, de concrétiser des choses que ton physique ne peut pas faire. Parce que si tu fais seulement ce que ton physique ou que ton esprit de personne normale peut faire, tu resteras où tu es. Donc, avec ta tête, tu dois avoir un projet, un plan où tu veux arriver, donc ça doit être beaucoup plus loin que ce que tu as déjà atteint ou que ce que tu imagines pouvoir obtenir. Les personnes normales, quand on leur parle de, je te fais un exemple: on parle de courir les 100m en 9,5 secondes. Si il y a 20 ans en arrière on disait ça à une personne, ils croyaient qu'on était malade et y a un gars qui a réussi à le faire. C'est pas qu'il s'est réveillé un matin en se disant «Je vais faire un 9,5», c'est qu'il avait pas de limite, lui il a dit «Je vais courir, je vais faire des choses que les autres n'ont jamais fait». Y a personne qui a fait ça avant lui, il pouvait pas savoir que c'était possible de le faire. Moi, je parle pas de faire des choses impossibles. Je parle de prendre la place de quelqu'un qui est numéro 1: ça a été fait avant moi. Moi je le ferais d'une façon différente, je vais pas atteindre quelque chose qui est impossible, je sais que c'est faisable. Il y a des gens qui ont fait des choses tellement extraordinaires, qui n'ont jamais été faites avant, et ça, c'est mon inspiration. Moi, simplement je veux arriver et prendre la place de gens qui sont déjà arrivés quelque part, donc pour moi c'est plus facile parce que je sais ce qu'il faut faire pour arriver là il faut juste le faire mieux qu'eux. Ma tâche est entre guillemets «beaucoup plus facile» que celle des gens qui sont des trendsetters qui font la chose pour la première fois dans l'histoire du monde.

 

TD: C'est intéressant parce que dans ce que dit Patrick on remarque tout le temps les mêmes choses, c'est à dire d'avoir d'abord un plan précis, un objectif précis, un rêve, un grand rêve. De passer à l'action, de travailler dur pour ce rêve. Et surtout, tu as parlé de visualisation. Toi, tu entraînes des athlètes de haut niveau, à mon échelle j'entraîne des gens qui veulent diminuer du poids, diminuer du stress. Mais l'un dans l'autre, si l'athlète ou la personne qui veut éliminer du poids n'a pas un objectif bien précis (qui peut être un mariage, ou quelque chose), on remarque qu'on a beaucoup moins de résultats que si on a cet objectif bien précis. Maintenant, au niveau des différents athlètes que tu as, quels sont les athlètes qui vont le plus haut, quelles sont les qualités que les athlètes qui gagnent tu peux remarquer qu'ils possèdent, que les autres n'ont pas, parmi tous les gens que tu entraînes?

 

PT: Tout d'abord, de nouveau je ne veux pas raconter des histoires aux gens, il faut une certaine capacité génétique. On n'est pas construits, nés de la même façon. Il y a certaines personnes qui ont des capacités physiques qui sont bien au delà de la moyenne, déjà ça, c'est la priorité. Après, on se retrouve dans un groupe de gens qui ont les mêmes capacités. Si génétiquement tu es très doué pour, je sais pas, le foot, le hockey, le basket ou quoi que ce soit, à un moment donné quand tu avances tu te retrouves entouré par des gens qui ont ces mêmes capacités génétiques. Là, c'est quoi qui va faire la différence? La différence, elle va se faire sur ta capacité de, comme tu l'as bien dit, à être discipliné, à suivre ton objectif. Pourquoi je dis discipliné? Parce que chaque jour, c'est toi qui te réveilles, c'est toi qui prépares tes repas, c'est toi qui va au travail, c'est toi qui dois prendre toutes les décisions et chaque décision que tu prends va influencer ce que tu peux réussir à être. Et la capacité de chacun de donner des priorités, donc plus de décisions que tu vas prendre pendant la journée vont influencer positivement ton objectif, plus tu auras de résultats. Et ça, c'est la discipline. Donc pour un athlète de haut niveau, la différence c'est quoi? C'est qu'il limite, ou il élimine complètement toutes les choses qui ne vont pas l'aider à être un meilleur athlète de sa vie. Donc les gens veulent aller au paradis mais ils ne veulent pas mourir. C'est exactement ça, un athlète de haut niveau c'est une personne qui est tellement focalisée, tellement disciplinée que tout ce qu'il va faire, toutes les minutes, toutes les secondes de cette journée, de sa semaine, de son mois, de son année, de sa vie, il va essayer de limiter, au maximum, tout ce qui ne le rend pas meilleur athlète. Et si on arrive à faire ça, on aura du succès pour un régime, parce qu'on va perdre du poids, on aura du succès si on veut être un athlète à haut niveau, on aura du succès si on veut être un bon travailleur dans n'importe quel domaine (banque, assurance, mécanicien...). Si vous voulez être le meilleur, essayez de vous concentrer, de vous consacrer à faire le maximum pour atteindre vos objectifs.

 

TD: Donc, pour résumer on voit que si on a la passion, si on est un artiste, un businessman, un athlète de haut niveau, quelqu'un qui veut éliminer du poids, le chemin pour réussir c'est toujours le même finalement.

 

PT: C'est toujours le même, c'est toujours être positif, être convaincu de réussir, et après faire ce qu'il faut faire. Parce qu'après, être membre d'une salle de fitness, avoir un coach nutritionnel ça veut pas dire encore qu'on a perdu du poids. Après il faut faire ce qu'il faut faire. C'est un début, mais il y a un prix à payer. Comme je te l'ai dit avant, si vous voulez aller au paradis, il faut mourir. Donc tout le monde veut y aller mais personne est prêt à mourir. C'est la même chose si tu veux atteindre ton objectif, mettons perdre 20 kilos, on commence avec un kilo et il y a un prix à payer. On a rien sans rien.

 

TD: Il y avait encore une question que je voulais te poser, une question qui fâche peut-être un petit peu, mais quand on parle d'athlètes de haut niveau de performance, est-ce qu'on peut d'après toi justement associer la performance à la santé? Moi je dis toujours que, tu me diras après ton opinion, à partir du moment où on choisit le chemin de la performance, on oublie un peu la santé. Comment tu te positionnes par rapport à ça?

 

PT: Ça, comme je t'ai dit avant, c'est une question qui n'est pas facile à reprendre en quelques minutes, mais disons comme ça: il faut commencer par dire qu'un athlète qui n'est pas en bonne santé ne peut pas être performant. Après, si on parle de longévité, de vivre de la manière la plus saine et la plus statique, donc de prolonger l'espérance de vie, forcément le sport de haut niveau et la performance, c'est pas le bon chemin. Après être performant, avec du succès dans le sport, ça veut pas dire négliger la santé, c'est trouver un compromis. L'important, c'est que quand on fait quelque chose, on garde toujours à l'esprit qu'il y a un après. Un athlète, un jour, ne sera plus un athlète. Il y a un âge auquel on est performant, un autre où on ne le sera plus. L'important est de ne pas faire des choses qui nous forcera à payer un prix par la suite, un prix trop cher. Et ça c'est la capacité de structurer les entraînements, la récupération, la nutrition... Pour ça il faut des gens compétents, qui peuvent nous pousser un maximum dans la performance, sans créer des dégâts irréversibles. Donc c'est normal que quand on court les 100m en 9,5 secondes, ça a prit des entraînements, un tel esprit, une telle dévotion que le corps a «ramassé». C'est pour ça que si tu regardais Usain Bolt aujourd'hui, ça fait des années et des années, il a plus les performances qu'il avait. Qu'il ne fait pas les meetings parce qu'il a des blessures, il repousse les concours... C'est normal: il a atteint un tel niveau, il a du payer un tel prix, que garder ça, c'est presque impossible. Et pour un athlète, chaque athlète a ses limites. Lui, c'est 9,5, peut-être. Un autre, c'est peut-être skier un peu plus rapidement. Un autre c'est sauter un peu plus haut. On atteint tous nos limites. L'important, c'est que quand on les atteint, on revient toujours en arrière, et ce qu'on a fait pour nous amener à être performant, ça ne nous à pas coûté trop cher. On se dit toujours «Il y a un après.», on est un athlète, mais il y aura un après. C'est comme dans tous les domaines: vous voulez devenir directeur de banque, il faudra travailler plus longtemps que les autres, il faudra montrer à votre chef que vous êtes prêt à faire des sacrifices que les autres ne font pas, sinon on ne va pas vous choisir comme directeur, vous devez être un exemple. Ça va coûter des nuits sans sommeil, ça va coûter ne pas être à la maison avec la famille, ça va coûter votre vie sociale: il y a un prix à payer. L'important c'est que le prix qu'on paye soit réversible: on peut toujours revenir et on perd pas tout. Parce que si on mise tout sur une chose, même dans le sport c'est pas sain. Parce qu'a un moment donné on doit revenir «à la normalité» et si ça a trop changé notre personnalité de s’apercevoir soi-même, je sais pas si ça vaut la peine. Mais, comme tu m'as demandé au début, effectivement être performant, ça ne veut pas dire soigner la santé à 100%. La performance et la santé ne sont pas des opposés mais il faut savoir jongler et faire un compromis. Toujours.

 

TD:  Et si on choisit la performance, parce qu'on voit, en étant tous les deux dans le milieu, des jeunes qui font tout et n'importe quoi, si on choisit la performance, il faut s'entourer de gens qui connaissent pour, justement, tu parlais de faire un choix qui ne soit pas irréversible, et pour ça, ça implique qu'on soit entouré de professionnels qui savent comment travailler pour que ce ne soit pas dangereux pour votre santé. On va terminer cette vidéo avec des conseils, on va profiter du fait que Patrick soit ici: est-ce que tu peux nous donner 3 choses à éviter et à ne pas faire pour progresser en musculation?

 

PT: Première chose qu'il ne faut pas faire, et il y a beaucoup de gens qui ne vont pas m'aimer pour ça: Trouver les informations sur internet. Internet, ça peut vous aider à ouvrir les yeux, ça peut vous aider à réfléchir, mais ce n'est pas un manuel d'instructions. On ne sait pas qui écrit quoi, qui dit quoi. Internet, aujourd'hui, nous ouvre des portes incroyables. Ça nous donne des information qu'on ne pouvait auparavant que rêver d'avoir. Mais, comme je dis, aujourd'hui si vous êtes malade, vous allez toujours chez le toubib, vous n'allez pas chercher des informations sur Internet sur comment vous soigner vous-même (j'espère au moins que vous ne faites pas ça). Si vous avez un problème avec votre voiture, vous l'amenez chez le mécanicien. Faites la même chose avec votre corps. Internet, OK, mais après prenez quelqu'un qui puisse vraiment vous conseiller, et prendre la responsabilité de ce qu'il fait.

La deuxième chose, si on parle d'entraînement parce que je suis un entraîneur, c'est: N'essayez pas de passer le plus longtemps possible à la salle, mais essayez d'avoir le maximum de résultats possible. Donc, entraînez-vous intelligemment. Faire plus, ça ne veut pas dire obtenir plus. C'est pas un concours de qui fait plus, mais de qui a les meilleurs résultats.

La troisième chose, peut-être, en conseil, en chose à ne pas faire, on ne s'entraîne pas pour les erreurs mais pour l'efficacité. C'est la même chose avec la nutrition. La chose à ne pas faire c'est de Manger plus et n'importe quoi pour prendre du poids et du volume musculaire, plus de poids ne veut pas dire plus de muscle, ça ne veut pas dire une meilleure santé, donc là, choisissez l’esthétique. Ne dépassez jamais vos limites esthétiques: il ne faut pas devenir gras, il ne faut pas se gonfler comme des ballons ou des bonhommes Michelin pour faire du bodybuilding. Restez toujours en forme, ne dépassez pas certaines limites.

 

Pour les choses qu'il faut absolument faire, je mets un lien avec la première chose, c'est trouver quelqu'un qui puisse vous motiver, et coacher d'une manière constructive. La deuxième chose, je la lie de nouveau à internet, c'est Rechercher, trouver des informations et réfléchissez,  je veux pas dire aller chercher tout et n'importe quoi sur internet juste parce qu'un gars avec 50cm de tour de bras l'a dit. Soyez intelligents: informez-vous, mais après utilisez la logique, l'intelligence pour ne pas faire n'importe quoi. Et le troisième conseil que je donne, le plus important de tous: Apprenez à souffrir. On n'obtient rien si on ne souffre pas: dans le sport plus que dans la vie en général. Si vous voulez devenir médecin, il faut faire l'université pendant des années, et il faut étudier, étudier, encore étudier. Si vous voulez devenir un sportif d'élite, s'entraîner, s'entraîner, et s'entraîner encore une fois. Si vous voulez perdre les 10 kilos que vous avez pris pendants les fêtes de noël, il faut faire un régime, il faut souffrir. Il y a pas de régime au citron ou à je sais pas quoi, ça existe pas. Ce qui existe, c'est un nutritionniste, qui fait un régime on mange moins de calorie dans ce qu'on consomme, et on souffre un peu de la faim. Donc ne cherchez pas des solutions rapides, des petits shortcuts comme on dit, travaillez dur pour obtenir un résultat. En plus, quand vous aurez ce résultat, ça vaudra beaucoup plus la peine si vous avez souffert pour l'obtenir.

 

TD: Carrément. Il y a un truc que j'aimerais ajouter, que tu as dit hors caméra tout à l'heure, et que j'ai trouvé génial, c'est qu'il ne faut surtout pas rentrer dans une idéologie. Maintenant, on est dans dans une idéologie des «smoothies»... Moi j'ai fait cette erreur de trop rentrer dans une idéologie, par principe ou par éthique, et j'ai perdu toute ma masse musculaire, et tu disais tout à l'heure que toi, tu as autant d'athlètes qui sont végétariens que d'autres qui ne le sont pas, et que tu prends des informations partout, mais tu ne veux surtout pas rentrer dans une idéologie.

 

PT: Y a pas de vérité absolue. De nouveau, il y a savoir interpréter, adapter les choses, et plus on connaît, plus on peut utiliser, et plus complet sera le résultat.

 

TD: Voilà, j'espère que vous avez trouvé beaucoup de valeurs avec Patrick dans cette interview, et si il a le temps peut-être qu'on en fera d'autres si il y a des questions. Merci Patrick pour l'interview!

 

PT: Merci de m'avoir donné cette opportunité, et salutations à tout le monde.

 

TD: Ciao!

 

 

 

 

 

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